Succieu La Commune Nature

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Un peu d’histoire

Succieu se veut la porte des Terres Froides Le nom des Terres Froides proviendrait d’un sens double : à la fois terres au climat rigoureux, mais aussi « Terra Frigida », terres infertiles, non défrichées, de faible rapport fiscal parce qu’il était difficile d’y faire pousser de la vigne. Cette origine a été présentée par une revue d’histoire locale, Evocation, publiée par un groupe d’historiens de l’université de Grenoble dans les années 60. L’acception météorologique reste cependant la plus répandue. succieuVUE

L’inventaire du patrimoine du Pays de Bourgoin-Jallieu, réalisé par le Conseil Général de l’Isère en 2009, révèle des traces d’occupation du site de Succieu à l’époque Gallo-Romaine. Là encore, la toponymie nous offre deux hypothèses pour l’origine du nom de Succieu : il proviendrait de l’un des premiers occupants du site, propriétaire d’une villa romaine ou gallo-romaine, c’est à dire du premier domaine rural créé sur le plateau du village. Jusqu’à présent, le nom de Succieu était rattaché à une origine plus horticole, « Sociacco » rappelant le sureau, arbre proliférant pendant longtemps dans les Terres Froides. La revue Evocation, encore elle, nous apprend que les noms se terminant par le suffixe "acco" ont évolué en "eu" ou "ieu" en passant du latin au français.

Les premiers documents faisant état de l’existence d’une communauté villageoise à Succieu remontent au IX° siècle. Il s’agit d’un acte notarié passé entre le chapitre St-Maurice de Vienne et le prieuré de Succieu. L’église St-Pierre-aux-liens, c’est-à-dire le premier centre de gravité de la communauté d’habitants, peut donc être datée de cette période. Dans la plupart des documents médiévaux, la paroisse de Succieu dépend du Mandement de Châteauvillain, pour la justice, lui-même sous la direction de la famille de Vallin, dont le château est aujourd’hui en restauration aux confins de St-Victor de Cessieu et Torchefelon.

La Commune a été créée en 1801, à la fin du mouvement de création des cellules de base de la République sous la Révolution Française Elle trouvera sa première représentation avec le cadastre de 1832. Tous les hameaux de la commune s’y trouvent, groupés autour des fermes qui exploitent les plateaux de ce versant de la vallée de l’Agny orienté au nord-ouest. chato

Durant le XIX° siècle, la commune construit ses principaux équipements publics « républicains » : la mairie, qui abrite également la première école de garçons, en 1865, grâce à un don du Baron Lombard de Buffières, propriétaire alors du Château de Milliassière et de plus de la moitié des terres de la commune. L’école élémentaire elle-même, est bâtie à la fin du siècle. Elle compte alors une classe au rez-de-chaussée et le logement de l’instituteur à l’étage. Dans la même période, l’église de Succieu est rénovée deux fois. En 1822 puis une nouvelle fois en 1888.

Succieu en 1832

Au XX° siècle, Succieu connaît la crise démographique de la société rurale française. La population passe de plus de 600 habitants autour de 1900 à 250 en 1968. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, la commune connaît cependant une première révolution interne. Peu avant la Libération, le Comte de Buffières quitte la région. Le 22 août 1944, son épouse est assassinée dans le château, victime de l’Epuration. Ses assassins ne seront jamais poursuivis. Le domaine de Milliassière est ensuite acquis par un homme d’affaires pétri d’agronomie qui lance des expérimentations novatrices, mais coûteuses. A son départ, au début des années 60, le domaine est dispersé, les fermes étant achetées par leurs exploitants. La structure contemporaine de l’économie agricole de Succieu se dessine à cette époque. Toutefois, les métiers agricoles disparaissent peu à peu et les actifs quittent la commune pour descendre travailler dans les usines textiles et les cartonneries du secteur de Bourgoin ou l’industrie automobile de la périphérie lyonnaise. L’usine Voisin-Pascal des Eparres est l’un des principaux pourvoyeurs d’emplois. C’est aussi l’époque d’une vie collective riche, dont le congélateur associatif installé derrière le four banal est encore la marque. La seconde révolution se produit au début des années 80. Alors que la population a recommencé à croître, la construction du lotissement des Combettes amène de nouveaux habitants qui stabilisent les effectifs scolaires. Au Village, l’école maternelle et la cantine périscolaire sont installées dans les bâtiments existants où elles se trouvent encore aujourd’hui. D’autre part, les jeunes gens de Succieu créent le club de rugby en 1979. L’AS Succieu Terres Froides va donner à la commune un véritable « projet de vie » commun. Ces deux événements créent aussi de nouveaux besoins : le stade est implanté sur un terrain du « Lantay et la Dame » en 1982. La salle des fêtes y sera installée quelques années plus tard, comme le terrain de tennis. Ils composent le site du Gapillon, connu désormais pour accueillir des rencontres de rugby rudes, les événements associatifs et festifs de Succieu et le Challenge de Force Paysanne, principale attraction organisée par le club de Rugby qui porte la renommée de la commune au-delà des Terres Froides. Ainsi, la configuration « bicéphale » de la commune prend forme avec cette nouvelle expansion démographique et ce projet sportif. Elle se confirmera dans les années 2000. Au tournant du XXI° siècle, la commune compte 541 habitants. Elle adopte un plan d’occupation des sols qui ouvre de nombreux terrains à la construction, dans une période « d’exode urbain ». L’effet « d’appel d’air » est immédiat. Avec plus de 700 habitants en 2011, Succieu compte la plus importante population de son histoire et un Succérois sur 4 vit dans la commune depuis moins de dix ans. vueaer

Toutes ces personnalités se sont succédées en tant que Maire :

  • 1792-1795 Joseph-Marie Rabilloud
  • 1795-1802 François Guedy
  • 1802-1814 Laurent Brissaud
  • 1814-1835 Auguste Armanet
  • 1835-1860 Jean-Baptiste Brissaud
  • 1860-1881 Jean François Joseph Paillet
  • 1881-1888 Jean Armanet
  • 1888-1892 François Allex
  • 1892-1896 Jean-Louis Jouffray
  • 1944-1945 Eugène Debiez
  • 1896-1905 Alexis Badin
  • 1905-1917 Louis André Contamin
  • 1917-1925 Amalric Lombard de Buffières
  • 1925-1929 Alexandre Genevay
  • 1929-1944 Jacques Lombard de Buffières
  • 1945-1947 Maurice Gallois
  • 1947-1959 Henri Paillet
  • 1959-1975 Henri Michon
  • 1975-1983 Alphonse Gallois
  • 1983-1995 Lucien Marmonnier
  • 1995-2001 Bernard Simon
  • 2001-2008 Joël Savoy
  • 2008-2010 Joël Savoy
  • 2010- Didier Bouillot


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